Arrive le mois de janvier, et qui dit janvier, dit en premier lieu la nouvelle année. 🥳🎊🍾

Comme pour Noël, on aurait préféré être près de notre famille ou de nos amis. À la place on s’est dit qu’on sortirait et qu’on essaierait de rencontrer du monde sur place pour quand même le fêter. Malheureusement on n’a pas vraiment eu de chance. On avait repéré un festival dans la ville de Whangamata, on s’était dit que ça serait un bon moyen de le fêter et de rencontrer des gens assez facilement. Mais en arrivant à l’entrée du festival autour de 20h, on se rend compte que :

  • C’est payant et que c’est 30$ par personne 💰💰💰
  • Que la moyenne d’âge autour de nous est de 14-18 ans, on se sent vieux tout d’un coup 🐣🍼
  • Que le festival ferme à 00h30 ! 🛌
  • Et cerise sur le gâteau, pas d’alcool à l’intérieur, même pas une petite bière ! 🍒

C’est pas qu’on soit alcoolique mais bon pour la nouvelle année c’est bien triste de pas boire un seul verre !

Du coup, on a décidé de se rabattre sur un bar où il y avait un concert de rock. C’était sympa, on a bu 1 ou 2 bières mais voilà, pas vraiment l’occasion de discuter avec les locaux qui étaient avec leur cercle d’amis donc on est parti avant le décompte de la nouvelle année et on se l’ai souhaitée dans le van. Un peu morose, mais bon on se rattrapera l’année suivante, on suppose !

Point positif, c’est la première fois de notre vie qu’un 1er janvier est productif pour nous et qu’on fait une marche le lendemain du jour de l’an !

On est allé voir une cascade de 50m de haut, 2h allé-retour pour voir la Wentworth Falls. Vraiment sympa puisqu’on peut aller au pied de la chute d’eau mais aussi au dessus de la cascade. Puis le temps a tourné très rapidement. Obligé de rentrer en courant sous une grosse averse.

Première expérience de la merveilleuse météo Néo-Zélandaise, première leçon : On peut vivre les 4 saisons en une seule journée, voir même en 1h ! On est parti avec un beau soleil ☀️, en short et t-shirt, on rentre trempé jusqu’aux os ! 🚿

 

En fin de journée, on se pose sur un parking en face de l’océan dans la petite ville d’Onemana.

On avait repéré sur l’application Campermate, qui recense les « to do it » sur une carte, une plage isolée conseillée par des locaux. Donc le lendemain nous y sommes allé et on a adoré cette plage. L’une de nos préférées du pays. Nous y sommes retourné plusieurs fois.

Après être resté 2 jours à Onemana et avoir profité de cette belle plage en plein mois de janvier, on décide d’aller dans la ville de Thames pour récupérer des colis que notre famille nous ont envoyés de France. Du fois gras, du saucisson, du fromage, il n’y a pas à dire c’est quand même la base et ça nous manquait déjà ! 

On est resté dans la ville de Thames quelques nuits parce qu’on avait quelques détails du van à améliorer, comme faire des moustiquaires pour le van. Mais les nuits étaient plutôt agitées puisqu’une tempête approchait de la Nouvelle-Zélande. Donc en plus du bruit de la pluie sur la tole, le vent nous secouait toute la nuit… Pas terrible pour dormir paisiblement ! 💤

En achetant le matériel dont on avait besoin pour le van, une femme nous conseille et de fil en aiguille elle nous demande où on dort ce soir puisque la tempête passe cette nuit. Le camping étant assez prêt de l’océan et très venteux, elle nous a proposé de dormir dans son jardin avec notre van car sa maison est dans les hauteurs et que nous serons plus en sécurité et à l’abris du vent.

On a accepté et le soir même on va donc chez Elise et Luke, un couple en housesitting dans une grande et belle maison.

Le concept du housesitting est de garder et entretenir maison, jardin et de nourrir les animaux de propriétaires parti en vacance. Un bon moyen d’être logé gratuitement.

Ils nous ont invités à manger avec eux, nous ont permis de se doucher,… Des amours. Deuxième rencontre qui marque notre année dans ce pays. On a discuté une bonne partie de la soirée de leur projet « Tiny House » et de la Nouvelle-Zélande.

 

Les jours qui ont suivi, nous avons longé la côte ouest du Coromandel. Et malheureusement on a pu se rendre compte des dégâts suite à la tempête… Les routes longeant la côte ont été fermées quelques jours et quand on a pu passer, on a vu que la route avait été ravagée par l’océan.

Sur cette photo on peut voir l’eau grisâtre alors que l’eau est d’un bleu quasiment turquoise en temps normal et on peut voir encore la ligne blanche qui délimitait la route autrefois.

 

Le 7 janvier on a visité un parc qui se nomme Rapaura Watergardens. Très agréable avec une journée ensoleillée, très reposant avec quelques sculptures Maories, on en a profiter pour se familiariser avec notre appareil photo qu’on n’avait jamais trop utilisé jusqu’à maintenant. 📷

On a terminé notre journée en allant voir le 15ème plus large Kauri du Coromandel. Le Kauri est un arbre emblématique de Nouvelle-Zélande. Il fait parti des arbres les plus anciens au monde et après des années voir des siècles d’exploitation du bois de Kauri et de la sève, cet arbre est désormais protégé.

Soumis à une déforestation intense dans le passé, fragilisé par une maladie appelée la Dieback Kauri Tree et mis en danger depuis l’introduction dans le pays de l’opossum.

Cet animal est devenu l’ennemi public N°1 car il se nourrit entre autre de jeunes pousses de Kauri et d’oeufs de Kiwi, les deux emblèmes du pays.

Ce sont donc autant de facteurs expliquant la voie d’extinction de cet arbre. Il a été estimé que la forêt de Kauris représentait autrefois 12 000 km², aujourd’hui il n’en resterai que 4%, soit 480 km².

Très grand avec un tronc imposant, on se sent ridiculement petit à côté. 

Nous terminons notre journée dans la petite ville de Coromandel Town, on s’aventure en suivant un petit chemin pour arriver sur les hauteurs de la ville avec une vue à 360° sur la baie pour le couché du soleil. 

En faisant les courses au retour, on trouve le contact d’une couturière dans les petites annonces. On en cherchait une pour couvrir le matelas de notre van. Elle nous rejoint à vélo quelques minutes plus tard, puis nous invite chez elle. On a eu la surprise de rencontrer une dame adorable. Elle nous a proposé de nous prêter deux de ses cannes à pêche pendant qu’elle travaillerait sur nos housses. 2 jours plus tard, n’étant pas là elle avait laissé son garage ouvert, on n’avait qu’à récupérer nos housses et laisser ses cannes à pêche. Nous la connaissions à peine et elle nous a entièrement fait confiance. Assez déroutant mais agréable de voir des personnes ayant une confiance totale envers les autres.

D’ailleurs la veille, grâce à ses cannes à pêche nous sommes allé sur un des spots qu’elle nous avait conseillé et on a fait notre première session de pêche. On a attrapé plusieurs poissons mais deux seulement avaient la taille minimum autorisée, les autres on a dû les relâcher.  🐟🐟🐟

Etant de vrai novice en la matière, heureusement pour nous, un père et son fils pêchaient à côté de nous et nous ont expliqué comment préparer la canne à pêche, mettre le poids, l’appât, comment écailler le poisson et le préparer. Etant de vrai chochotte c’est même le fils qui devait avoir 10 ans qui s’est occupé de tuer nos poissons…  🎣

Par contre, c’est nous qui l’avons préparé avec amour en papillote, dans le four de notre van et qui l’avons mangé. Et ça c’était vraiment pas mal pour nos papilles. On peut difficilement faire plus frais !

Le 9 janvier, on quitte cette ville pour repartir sur les routes. On longe la côte Ouest du Coromandel jusqu’au Cap Coleville. Côte très vallonée et verdoyante, on a beaucoup aimé cette région.

Avant d’atteindre le Cap Coleville on a décidé de s’arrêter pour la nuit sur un camping gratuit en bordure de route et d’océan. La route était assez éprouvante parce que c’est une route de gravier de plusieurs kilomètres. 

La vue du camping était parfaite, pas un chat à l’horizon excepté un voisin dans un camping car. On a d’ailleurs très rapidement fait sa connaissance car il est venu nous aborder. Dès qu’il a su qu’on était Français, on a appris que c’était un kiwi qui vit en France depuis plusieurs années dans un petit village du Gers où vit un de nos amis. Sacré coïncidence ! On a du coup passé la soirée ensemble à discuter. Il nous a offert du vin et de l’armagnac et nous avons partagé du foie gras qu’on avait reçu d’un colis de France. On a rendu un homme heureux à ce moment ! La nourriture Française, il y a rien de mieux sur Terre… 🍷🥖🧀

On a discuté plusieurs heures ensemble et il a tenu à m’offrir un Heru.

Un peigne ornemental traditionnel des Maoris sculpté par lui-même. Très touchée par ce cadeau, c’est un très beau souvenir de Nouvelle-Zélande et de la culture Maorie du pays.

Le lendemain nous reprenons la route de gravier pour enfin atteindre le Cap Coleville. En bord de falaise, la route longe la côte sauvage avec une magnifique vue sur l’océan. C’est à partir de ce moment qu’on tombe sous le charme de ce mode de voyage. Se déplacer en toute liberté et se retrouver dans des endroits comme celui-ci. Avoir l’impression d’être seul au monde face à ces paysages.

On gare notre van au bout du Cap près de Fletcher Bay et on continue à pied pour faire la randonnée Coromandel Coastal Walkway. Ce sentier donne une vue imprenable sur la côte et traverse plusieurs terrains privés où se trouvent des troupeaux de moutons et de vaches. 🐑🐄

On termine cette journée en regagnant la petite ville de Coromandel Town pour se diriger le lendemain sur la petite ville de Whangapoua où on a profité de la plage New Chum Beach. Cette plage est accessible uniquement à pied en marchant environ 30 minutes en longeant la plage principale de Whangapoua et en traversant le bush. On a un peu eu du mal en tong, on a finit la marche pied nu comme de vrais Néo-Zélandais.

Quand on arrive sur cette plage on découvre une plage immense avec très peu de monde. Le temps était avec nous donc on en a profité pour se baigner et pour bronzer. Faire ça en janvier, c’est vraiment appréciable ! 🏖

Le 13 janvier on continue notre road trip en arrivant sur Whitianga. Une ville balnéaire très mignonne où les Néo-Zélandais profitent des plages, font des barbecues, du surf,… 

Notre camping est en bordure d’océan donc la vue de notre lit est vraiment pas mal !

Le lendemain matin, on déjeune tranquillement, on laisse notre van ouvert pendant qu’on fait notre vie. Et là un Néo-Zélandais d’une cinquantaine d’année vient à notre rencontre et discute avec nous, très gentil il nous demande d’où on vient, ce qu’on fait, etc. À la fin de notre discussion il nous propose de dormir dans son jardin si on voulait avec notre van. On avait la possibilité de redormir à l’emplacement près de l’océan mais on s’est dit que ça serait une bonne occasion de parler à un local et d’en apprendre plus sur leur mode de vie donc on a décidé d’y aller.

Il nous a invité à manger chez lui et on a discuté toute la soirée, il nous a raconté de nombreuses anecdotes bien marrantes dont celle qu’on va vous raconter ! Il y a quelques années il a voulut apprendre à conduire à son fils qui avait environ 10 ans à l’époque et je ne me souviens pas du pourquoi du comment mais il y avait un passager assez surprenant à l’arrière : Une chèvre ! On vous laisse regarder la vidéo qui a fait le buzz, le monsieur en t-shirt blanc qu’on voit à la fin est le Néo-Zélandais chez qui nous sommes allé et nous ça nous a bien fait rire ! 🐐

Le lendemain on décide d’aller sur Cooks Beach donc au lieu de faire un gros détour en van on prend un petit ferry pour une traversée d’à peine 5 min en bateau pour passer la journée de l’autre côté. C’était une très belle journée d’été, on s’est baigné dans des eaux turquoises et on a marché jusqu’à un point de vue dans la réserve naturelle Shakespeare Cliff. En bout de chemin, on arrive sur un plateau avec une vue à 360° sur la Mercury Bay.

Le jour suivant on rentre un peu plus dans les terres pour faire la randonnée Castle Rock. La route menant à cette randonnée était fermée pour les voitures donc on a dû marcher plus que prévu, le sentier une fois dans le bush est vraiment sympa mais pas évident. On s’aidait des lianes des arbres pour monter la pente raide et à un certain niveau ça devient même de l’escalade pour arriver au sommet rocheux. Mais une fois en haut il y a une vue magnifique avec une impression d’être sur le toit du monde.

Les jours qui ont suivi nous sommes descendu petit à petit sur la ville de Te puke, ville connue pour ses exploitations de kiwi. On a décidé de travailler quelques semaines pour se faire un peu d’argent quitte à être dans cette zone qui embauche facilement à cette période. Nous avons trouvé très facilement ce travail, le premier numéro appelé était le bon, on a commencé à travailler le lendemain matin. 🥝

Je pense que l’article est déjà bien assez long donc on vous racontera ce qu’on a retenu de notre expérience de travail dans les kiwis et la suite de notre PVT dans le prochain article. En attendant n’hésitez pas à voir ou revoir cette partie de notre road trip en vidéo !

Cet article a 2 commentaires

  1. Anais

    super article 😁👍

    1. onvaoubibou

      Merci ! 😊

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