La Nouvelle-Zélande étant un pays relativement très éloigné de la France, on ne connaissait pas grand chose de son histoire. Et même si je n’étais pas très bonne en Histoire à l’école, je n’ai absolument aucun souvenir qu’on nous en ait parlé. Alors on s’est dit que ça serait intéressant d’en apprendre un peu plus sur ce pays, car apprendre à connaître un pays c’est aussi s’intéresser à son histoire pour comprendre sa population et sa culture.

On ne va pas rentrer dans de grands détails puisqu’on n’est pas historiens, mais raconter l’histoire d’un pays ne se fait pas en quelques lignes donc on va essayer de vous en parler de manière brève et de partager avec vous les informations qui nous ont particulièrement intéressées.

La découverte du long nuage blanc

La Nouvelle-Zélande est l’un des pays qui a été peuplé par l’Homme le plus tardivement.

Selon les historiens, ce serait seulement à partir de 950 après J.C. que l’Homme découvre ce territoire. C’est à bord de waka, (pirogue), que les Maoris, d’origine Polynésienne, découvrent la Nouvelle-Zélande en premier et s’y installent.

Aujourd’hui nous connaissons ce pays sous le nom de Nouvelle-Zélande, mais il était à l’origine appelé Aotearoa par les Maoris, soit Le long nuage blanc.

L'arrivée d'explorateurs Européens

En 1642, l’Hollandais Abel Tasman reçoit l’ordre de trouver le pays dont tous les explorateurs parlent depuis des siècles. Une fois arrivé, il n’aura pas le temps d’accoster car durant la nuit, des Maoris montent sur le bateau et assassinent plusieurs marins de l’équipage. Cette bataille entraina aussi la mort d’un Maori mais a suffit à effrayer Abel Tasman qui décida de partir. Il aura quand même eu le temps de cartographier partiellement les côtes Néo-Zélandaises et noter dans son journal le nom de Staete Landt, renommée plus tard Zeelandia Nova, puis New Zeland, avant de prendre le nom actuel, New Zealand.

Il faut attendre 1769 pour qu’une nouvelle expédition soit à nouveau menée, cette fois-ci par le capitaine James Cook, explorateur Britannique. Il débarque de façon pacifique et lia rapidement des rapports amicaux avec les Maoris. À partir de la fin des années 1790, les premiers navires de chasse à la baleine et au phoque commencent à arriver, ainsi que divers marchands. Ils s’installèrent principalement sur les côtes de l’île du Nord et entretiendront des relations commerciales entre colons et Maoris.

Peu à peu un système de troc entre Européens et Maoris s’est mis en place. Des produits et des vivres européens en échange de bois, d’eau potable, de nourriture et parfois même en échange de relations sexuelles.

Chez les Maoris, ce système d’échange a transformé l’agriculture avec l’arrivée de la pomme de terre, mais a surtout bouleversé l’ordre établi car un trafic d’arme a vu le jour alors que les Maoris se défendaient jusqu’alors avec des lances et des bâtons.

Une période dévastatrice pour le peuple Maori débute lorsque les tribus commencent à s’armer de mousquets, une arme à feu.

La Nouvelle-Zélande devient un pays sans loi et s’ensuit alors la période de « guerres des Mousquets », guerres opposant des tribus Maoris différentes. 20 000 morts plus tard, ces guerres prennent fin lorsque toutes les tribus sont équipées d’armes à feu et donc à armes égales.

La tentative Française de colonisation

De 1788 à 1840, la Nouvelle-Zélande est considérée comme appartenant à l’Australie.

Mais à cette époque, seule l’île du Nord est vraiment connue des occidentaux. L’île du Sud quant à elle n’est pas encore sérieusement explorée.

En 1836, des baleiniers Français menaient leur activité près des côtes Néo-Zélandaises. Le capitaine Jean-François Langlois eut alors l’idée de créer une colonie Française pour éviter de parcourir la moitié de la planète pour avoir de l’huile de baleine. Il acheta alors la Péninsule de Banks, soit 12 000 hectares de terrain à une tribu Maori pour une bouchée de pain au nom de la France. Mais c’est seulement 4 ans plus tard qu’il réussi à convaincre le gouvernement Français de soutenir cette mission coloniale.

C’est donc en 1840 que les colons Français retournent sur l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande pour établir la présence Française. Mais c’est également cette année que le traité Waitangi fut signé, la Nouvelle-Zélande devenant alors officiellement une terre Britannique.

Ainsi, une fois arrivée sur leurs terres, les Français découvrent un drapeau Britannique, sont contraint de débarquer et n’ont d’autres choix que de céder leur terres à la souveraineté Britannique.

À quelques jours près, une partie de l’île du Sud de la Nouvelle-Zélande aurait pu appartenir à la France… Encore aujourd’hui, quelques noms de rues Françaises peuvent être retrouvé dans la ville d’Akaroa.

La signature du Traité de Waitangi

Le gouvernement Anglais nomme William Hobson pour proclamer la souveraineté Britannique sur la Nouvelle-Zélande. L’intérêt croissant de la France de coloniser le Sud du territoire Néo-Zélandais n’a fait qu’accélérer le processus de colonisation.

Après plusieurs négociations, le Traité de Waitangi fut signé le 6 février 1840 par une quarantaine de chefs Maoris dans la Bay of Islands, puis près de 500 signatures supplémentaires furent collectées plus tard à travers le pays auprès d’autres chefs Maoris. Un nombre équivalent de chefs Maoris ont refusé de signer mais la majorité l’emporte.

Aujourd’hui, ce traité est considéré comme le document fondateur de la Nouvelle-Zélande.

Très court, il ne comporte que 3 articles : reconnaissant la souveraineté de la Couronne du Royaume-Uni sur la Nouvelle-Zélande, garantissant l’égalité des droits pour tous et restreignant la vente des terres aux Britanniques, mettant hors course les autres pays intéressés. 

Cependant, ce traité a été écrit en urgence et sa traduction fait encore débats aujourd’hui. La signature du traité est commémorée chaque année le 6 février sous forme de jour férié, le Waitangi Day, et il a souvent été l’occasion pour les maoris de manifester contre le gouvernement.

Les Guerres Maories

Si l’entente entre Maoris et colons était plutôt bonne après la signature du traité, cela n’a pas duré. Des conflits se sont multipliés notamment avec l’augmentation du nombre de colons, passant de 2000 à 28 000 individus de 1839 à 1852. La situation a dégénéré plus particulièrement quand le nombre d’Anglais prenaient de plus en plus de liberté sur les Terres Maori et que la Couronne ne joua pas son rôle de garant face à ces abus. Débuta alors une période de guerres entre Maoris et Pakeha (Terme utilisé par les Maoris désignant les étrangers). Ces conflits armés vont durer jusqu’en 1870, bien qu’étant de redoutables combattants, la population Maori n’a pu faire face à l’armement Britannique et est alors réduite de moitié. Ces guerres ont pris fin lorsque les Anglais empêchèrent tout ravitaillement des Maoris alors trop faible pour continuer à combattre.

Il faudra attendre 1975 pour qu’un tribunal réaffirme les principes du Traité de Waitangi et qui jugea les violations du Traité depuis sa signature.

La ruée vers l'or

En 1870, d’importants filons d’or ont été découvert en Nouvelle-Zélande. 

Cette découverte va grandement accélérer le peuplement du pays, atteignant les 250 000 Pakeha désormais installés. Des explorateurs du monde entier venu tenter leurs chances… 

Cette découverte favorisa grandement la prospérité du pays et calma les conflits avec les Maoris.

L'indépendance de la Nouvelle-Zélande

La Nouvelle-Zélande devient un dominion indépendant en 1907 et est depuis 1947 une nation indépendante au sein du Commonwealth.

Excepté sur des questions diplomatiques et militaires, la Nouvelle-Zélande est désormais indépendante. Le monarque constitutionnel ne joue plus aucun rôle sur la politique intérieure du pays mais a plus un rôle symbolique aujourd’hui.

Sur le plan militaire, la Nouvelle-Zélande a soutenu le Royaume-Uni lors des deux Guerres Mondiales et lors de conflits où les Anglais se sont engagés. (Guerre des Boers, Canal de Suez, …)

Suite aux Guerres Mondiales, la Nouvelle-Zélande rencontra des difficultés sociales. La population Maori abandonne peu à peu son style de vie traditionnel et migre dans les villes. Selon un sondage, en 1986 c’est près de 80% de la population Maori qui vit en ville. Une perte d’identité chez la jeunesse Maori se fait alors ressentir, selon une étude faite en 2001, 20% des Maoris ne connaissent pas leur tribu d’origine. Privée d’attaches culturelles et familiales et isolée dans la pauvreté urbaine, la jeunesse maori rejoignit des gangs et laissa place à des tensions communautaires.

Pour aider cette jeunesse Maori, ont été mis en place des groupes culturels, de soutien et d’éducation sur la culture Maori pour accompagner tous ceux voulant se reconnecter avec leurs origines. Par exemple, la construction de Marae urbains ouverts à tous, Maori ou Pakeha.

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